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Rayons cosmiques / glitches

Traits courts vifs ou points très brillants, sur 1 seule sub.

Description

Les rayons cosmiques (et glitches assimilés) sont des impacts de particules de haute énergie sur le capteur pendant la pose, qui déposent localement beaucoup de charge et créent un point très brillant ou un court trait vif.

Leur signature distinctive : ils n'apparaissent que sur une seule pose, à une position aléatoire, sans contrepartie sur les autres subs ni sur le ciel réel.

Ils sont d'autant plus fréquents que la pose est longue et, dans une moindre mesure, que l'altitude du site est élevée (effet sensible surtout en haute montagne ou en avion), mais restent un défaut marginal : quelques impacts par pose, sans gravité.

C'est un défaut environnemental que l'empilement élimine tout seul. À distinguer d'une traînée de satellite (longue, traversant le champ) et des pixels chauds résiduels (fixes sur toutes les poses).

Signature visuelle

Des points très brillants ou de courts traits vifs apparaissent çà et là, souvent à bords nets, sans halo ni structure stellaire (pas de figure de diffraction).

Le signe décisif : ils sont présents sur une seule pose et absents de toutes les autres, à une position qui ne correspond à aucun objet du ciel.

Leur forme est aléatoire : du simple pixel surexposé au petit segment, parfois légèrement coudé selon l'angle d'incidence de la particule.

Sur le master empilé avec rejet, ils disparaissent ; ils ne se voient que si l'on inspecte les brutes individuelles ou si le rejet est mal réglé.

Diagnostic différentiel

À ne pas confondre avec une traînée de satellite ou d'avion : celle-ci est une ligne longue et fine traversant une partie du champ, là où un rayon cosmique est un point ou un trait très court.

À distinguer des pixels chauds résiduels : un pixel chaud est fixe et présent sur toutes les poses au même endroit, un rayon cosmique n'apparaît que sur une seule pose, à une position aléatoire.

À séparer d'une étoile faible : une étoile figure sur toutes les poses et sur la référence DSS, un impact cosmique est unique et absent du ciel réel.

À ne pas prendre pour un reflet interne : le ghost se répète sur toutes les poses du même cadrage, l'impact cosmique est ponctuel et non répété.

Causes probables

  • Impact de particules de haute énergie sur le capteur pendant la pose
  • Poses longues, plus exposées aux impacts
  • Altitude élevée du site (effet sensible surtout en haute montagne ou en avion)
  • Glitches électroniques ponctuels du capteur
  • Empilement avec trop peu de poses pour un rejet efficace
  • Rejet statistique mal réglé ou désactivé

Conduite à tenir

  1. Empiler avec un rejet statistique (sigma clipping) pour les éliminer
  2. Cumuler suffisamment de poses pour un rejet efficace
  3. Activer la CosmeticCorrection sur les points isolés
  4. Vérifier le réglage du rejet à l'empilement
  5. Inspecter et écarter une brute particulièrement impactée si besoin
  6. Ne pas traiter une brute unique sans empilement pour les cibles faibles

Le conseil du Doc

Les rayons cosmiques, franchement, c'est le cadet de tes soucis : si tu empiles avec du rejet (sigma clipping), ils disparaissent tout seuls, c'est exactement le genre de valeur aberrante que le rejet est fait pour virer. Le seul cas où ils t'embêtent, c'est quand tu as très peu de poses : avec 3-4 subs, le rejet n'a pas assez d'échantillons pour trancher, et un impact peut survivre dans le master. La parade est simple : empile plus de poses, et active la CosmeticCorrection qui nettoie les points isolés. Sinon, n'y pense même pas, c'est du bruit cosmétique sans impact sur l'image finale.

- le Doc, spécialiste des défauts d'astrophoto

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un rayon cosmique sur une astrophoto ?

C'est la trace laissée par une particule de haute énergie (rayon cosmique ou rayonnement secondaire) qui frappe le capteur pendant la pose. Elle dépose brutalement de la charge sur un ou quelques pixels, créant un point très brillant ou un court trait vif, à bords nets et sans figure de diffraction (contrairement à une étoile). Sa caractéristique : elle n'apparaît que sur une seule pose, à une position aléatoire. Les poses longues et les sites en altitude en reçoivent davantage, mais cela reste anecdotique.

Comment se débarrasser des rayons cosmiques ?

L'empilement avec rejet statistique s'en charge automatiquement. Comme un impact cosmique n'est présent que sur une pose, l'algorithme de rejet (sigma clipping, Winsorized, linear fit, etc.) le repère comme une valeur aberrante et l'écarte de la combinaison. Pour que cela fonctionne bien, il faut un nombre suffisant de poses (le rejet a besoin d'échantillons) et un réglage de rejet correct. En complément, la CosmeticCorrection de PixInsight nettoie les points isolés résiduels.

Rayon cosmique ou pixel chaud : comment les distinguer ?

Par leur comportement d'une pose à l'autre. Un pixel chaud est un défaut fixe du capteur : il apparaît toujours au même endroit, sur toutes les poses. Un rayon cosmique est un événement unique et aléatoire : il ne touche qu'une seule pose, à une position quelconque. Si vous comparez deux ou trois brutes et que le point brillant reste au même pixel, c'est un pixel chaud (traité par les darks et le dithering) ; s'il saute d'une position à l'autre ou n'est présent qu'une fois, c'est un rayon cosmique (traité par le rejet d'empilement).

Faut-il s'inquiéter des rayons cosmiques ?

Non, c'est l'un des défauts les plus bénins en ciel profond. Quelques impacts par pose sont normaux et l'empilement les élimine sans laisser de trace. Ils ne deviennent gênants que dans des cas particuliers : très peu de poses (le rejet manque d'échantillons), pose unique non empilée, ou rejet désactivé. Dans ces situations, augmentez le nombre de poses ou appliquez une correction cosmétique. En usage normal, ils ne méritent aucune attention particulière.