Diagnostic astrophoto de NGC 7380 : Dérive de suivi
MasterH180s23 sept. 2026
Le Doc a examiné cette image de NGC 7380 (master, H, 180s). Qualité technique globale estimée à 7/10. 1 défaut repéré : Dérive de suivi (sévérité 2/5).
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Infos
- Cible
- NGC 7380
- Date
- 23 sept. 2026, 22:00
- Lune
- Croissant décroissant 8.6% (33.5° d'alt., 72.4° de la cible)
- Site
- Bortle 2 · rural typique (VIIRS)
- Position
- 22h47m36s · +58°05'24"
Conditions quasi idéales. Bortle 2 offre un fond de ciel très sombre, et le contexte lunaire donné (croissant à 8.6%, 33.5° de hauteur, 72.4° de la cible) est négligeable, d'autant qu'un filtre Hα rejette de toute façon l'essentiel de la diffusion lunaire. Sur une région HII comme NGC 7380, tu pourrais même te permettre d'imager avec une lune bien plus gênante. Dans ce ciel, le facteur limitant n'est plus le fond mais le temps d'intégration total et la qualité du suivi. Profite de ce Bortle 2 pour ajouter des couches OIII et SII, qui elles bénéficieraient réellement d'un ciel aussi noir.
Setup
- Type d'image
- Master
- Télescope
- EQMod Mount
- Caméra
- ZWO ASI2600MM Air
- Filtre
- H
- Exposition
- 180s
- Phase de lune
- Gibbeuse croissante (92 %)
- FOV
- 1.48°
Setup cohérent pour la cible. À 835mm de focale avec des pixels de 3.76µm, tu échantillonnes à 0.93″/px : c'est légèrement sur-échantillonné pour un seeing courant, ce qui explique une part de la FWHM mesurée autour de 5px (environ 4.7″). Un binning 2 logiciel à l'intégration te donnerait un meilleur rapport signal sur bruit sans rien perdre en détail réel. Le champ de 1.48° cadre NGC 7380 confortablement, avec de la place pour les extensions faibles de Sh2-142. Le filtre Hα sur une région HII est le bon choix. La pose de 180s explique la faible marge d'histogramme mesurée, mais c'est normal en bande étroite sous un ciel Bortle 2 : rien à corriger côté exposition.
Le diagnostic en détail
Ce master Hα est de bonne facture. La carte de fond ne montre aucune anomalie instrumentale exploitable : la légère décroissance radiale mesurée est faible et son modèle mal contraint (R²=0.51), et la DSS confirme que la nébulosité étendue autour de la Tête de Sorcier est bien réelle, pas un artefact de flat. Aucun donut de poussière, aucun banding, aucun motif fixe résiduel : la chaîne de calibration fait son travail.
Le seul point mesuré concerne la forme des étoiles. L'inspecteur d'aberration donne une élongation de 1.24 au centre alors que le plancher du champ est à 1.21, avec une orientation quasi identique dans les neuf zones (dispersion de PA de 7.7°). Cette signature est caractéristique : une aberration optique épargne le centre, une dérive de suivi non. Le ratio FWHM coin/centre de 1.072 confirme qu'il n'y a ni tilt, ni erreur de backfocus, ni coma résiduelle. Sur la planche, les ellipses cyan sont bien ajustées et montrent des étoiles légèrement ovales partout, pas de virgules radiales.
L'amplitude reste modeste, d'où une sévérité basse. Mais à 0.93″/px tu es sur-échantillonné, donc la moindre imprécision de suivi se voit immédiatement. C'est là que se trouve ta marge de progression la plus évidente.
Que faire en priorité
- Analyser les logs PHD2 de la session pour identifier l'axe qui dérive (AD ou Dec) et resserrer le guidage sous 0.5" RMS
- Refaire une mise en station précise avant chaque session, la dérive cohérente sur tout le champ pointe souvent vers là
- Vérifier l'absence de flexion différentielle en serrant le train optique et le support du guide
- Envisager un binning 2 à l'intégration pour compenser le sur-échantillonnage et gagner en rapport signal sur bruit





